Comment un kinésithérapeute peut réduire ses rendez-vous manqués de 35% avec des SMS automatisés
Sophie, kinésithérapeute à Bordeaux, a réduit ses absences de 35% en 3 mois grâce à des rappels SMS automatisés connectés à Doctolib via Twilio. Mise en place en 5 étapes pour 280 euros par mois récupérés.

Les rendez-vous manqués sont la première cause de perte de chiffre d'affaires dans les cabinets libéraux de santé. Pour un kinésithérapeute qui reçoit 25 à 30 patients par jour, un taux d'absence de 10% représente 2 à 3 créneaux perdus chaque jour, soit entre 800 et 1 400 euros de manque à gagner mensuel.
Sophie, kinésithérapeute installée à Bordeaux depuis six ans, a réduit ses absences de 35% en trois mois grâce à des rappels SMS automatisés connectés à son agenda Doctolib. Son gain mensuel récupéré en créneaux : 280 euros nets. Voici sa méthode en 5 étapes.
Le problème des rappels par email
Doctolib envoie automatiquement un email de rappel 24 heures avant chaque rendez-vous. Sophie pensait que ce système suffisait, jusqu'à ce qu'une étude interne sur ses annulations révèle que 60% des patients qui ne venaient pas n'avaient pas ouvert l'email de rappel.
Ce constat est cohérent avec les données sectorielles : selon Esendex 2024, le taux d'ouverture moyen d'un email de rappel médical est de 22%, contre 98% pour un SMS. La différence explique à elle seule une large part des absences.
Les 5 étapes du système de Sophie
Étape 1 : Obtenir le numéro de portable lors de la prise de rendez-vous
Sophie a ajouté le numéro de portable comme champ obligatoire dans son formulaire Doctolib. Ce changement simple a été la condition préalable à tout le reste.
Étape 2 : Connecter Doctolib à Make via webhook
Make surveille en continu les nouveaux rendez-vous dans l'agenda Doctolib via un webhook configuré dans son espace pro. Chaque nouveau rendez-vous déclenche automatiquement l'enregistrement du numéro de portable, de la date et de l'heure dans un Google Sheets de suivi.
Étape 3 : Programmer l'envoi des SMS via Twilio
Make est connecté à Twilio, le service d'envoi de SMS. Deux SMS sont programmés automatiquement pour chaque rendez-vous : un premier 48 heures avant, un second 3 heures avant. Le contenu est sobre : prénom du patient, date, heure, et un court message pour répondre ANNULER si nécessaire.
Étape 4 : Gérer les annulations en temps réel
Lorsqu'un patient répond ANNULER, Twilio transmet la réponse à Make via webhook, qui envoie immédiatement une notification sur le téléphone de Sophie. Elle peut alors contacter un patient en liste d'attente pour proposer le créneau libéré.
Étape 5 : Mesurer les résultats chaque mois
Un Google Sheets consolide automatiquement le nombre d'absences par semaine, le taux de réponse aux rappels et les créneaux récupérés via liste d'attente. Sophie consulte ce tableau mensuel en moins de 10 minutes.
Les résultats après trois mois
Avant le système de rappels SMS, Sophie enregistrait en moyenne 8 absences par semaine. Après trois mois, ce chiffre est tombé à 5,2 absences hebdomadaires, soit une réduction de 35%. Sur une année, cela représente environ 145 créneaux récupérés, soit 3 480 euros de chiffre d'affaires additionnel.
Ces résultats s'inscrivent dans la tendance documentée par l'étude Doctolib 2025 sur l'absentéisme médical, qui montre qu'un système de rappels multi-canal réduit les absences de 30 à 45% selon le profil de patientèle.
Le coût mensuel du système
- Twilio : environ 0,08 euro par SMS en France, soit moins de 25 euros par mois pour un cabinet de 25 patients par jour avec 5 SMS moyens par patient par mois (premier rappel, second rappel).
- Make : 9 euros par mois (plan Starter).
- Google Sheets : gratuit.
- Total : moins de 35 euros par mois pour récupérer 280 euros de créneaux.
La clé du succès : la conformité RGPD dès le début
Le point que Sophie a le plus travaillé avec son accompagnant a été la conformité réglementaire. Envoyer des SMS contenant une date de rendez-vous médical nécessite un hébergement HDS (Hébergeur de Données de Santé) agréé. Twilio propose cette option pour la France, mais elle doit être explicitement sélectionnée lors de la configuration.
C'est ce type de contrainte réglementaire que la phase de diagnostic et de cadrage identifie en amont, avant toute mise en oeuvre.
Si vous êtes professionnel de santé libéral et que les absences de patients pèsent sur votre activité, vous pouvez me contacter.
Questions fréquentes
Doctolib envoie déjà des rappels. Pourquoi en ajouter d'autres ?
Doctolib envoie un rappel automatique par email, mais les études montrent que les SMS ont un taux d'ouverture de 98% contre 20% pour les emails, selon Esendex 2024. Combiner les deux canaux maximise l'impact sur les absences, notamment pour les patients moins connectés à leur boîte mail.
Ce système est-il conforme au secret médical et au RGPD ?
Oui, à condition de respecter les exigences réglementaires : consentement explicite du patient, hébergement des données chez un Hébergeur de Données de Santé (HDS) agréé, et contenu du SMS limité à la date et l'heure du rendez-vous sans information médicale. Twilio propose une option HDS pour la France.
Faut-il que les patients téléchargent une application pour recevoir les rappels ?
Non. Les SMS sont reçus directement sur le numéro de portable du patient, sans application ni compte à créer. C'est l'un des avantages majeurs des SMS sur les autres canaux de notification.
Puis-je personnaliser le moment d'envoi du SMS de rappel ?
Oui. Le scénario Make permet de programmer l'envoi à n'importe quel délai avant le rendez-vous : 72h, 48h, 24h ou 3h. Sophie a opté pour un rappel à 48h et un second à 3h, combinaison qui a donné les meilleurs résultats dans son cabinet.
Que se passe-t-il quand un patient répond ANNULER ?
Le scénario Make détecte la réponse via l'API Twilio et déclenche immédiatement une notification à Sophie sur son téléphone. Elle peut alors proposer le créneau à un autre patient depuis sa liste d'attente. Ce circuit complet fonctionne même la nuit ou pendant les séances.